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Accessibilité
100%
Dangerosité
20%
Etat
75%
Intérêt
80%

« 101? D’ou viennent-ils? Pongo, sacré voyou » les 101 Dalmatiens (1961)

Perdu dans une zone industrielle, étrangement, se trouve un ancien centre de rééducation situé dans un immeuble tout droit sorti des années 1970. Non loin de passer inaperçu, c’est une chose réellement étonnante que de trouver une telle bâtisse dans un quartier qui n’en a rien à voir.

DÉCOUVERTE

Bien que devenu très connu grâce à ses éléments de fêtes durant le mois de décembre, ce lieu n’a pas été touché énormément par le pilleurs ou saccageurs. Un lieu qui, d’ailleurs, ne fut que peu facile à dénicher à cause (ou grâce) à son emplacement des plus étranges. Par ailleurs, nous voyons malheureusement que la nature détruit à petit feu le bâtiment.

HISTOIRE

D’une date de construction inconnue, cet immeuble semble avoir été construit à la fin des années 70, il disposait d’une vingtaine de chambres doubles avec balcon, de salles communes, restaurant ainsi qu’une immense piscine qui fut, peu de temps avant son abandon, reconverti en salle des archives, ce qui peut paraître réellement étrange. C’était un centre de repos qui  fut laissé à son triste sort en Janvier 2017 alors que les décorations de Noël n’avaient même pas été enlevée. Les résidents ont tous déménagés à cette période pour un bâtiment plus moderne et vaste. Désormais en froid avec le temps, il décrépi à vue d’œil mais depuis cet été il est mis en vente…

L’EXPLORATION

Une fois à l’intérieur de cet imposant bâtiment, nous avons tout d’abord commencé par explorer le premier étage, qui, était dans un état de dégradation avancé. Seules quelques chambres étaient encore dans un état assez acceptable, mais nous pouvions facilement remarquer que l’humidité allait avoir raison de cet immeuble. La plupart des pièces avaient le plafond qui s’écroulait et/ou la peintre qui s’écaillait. Par ailleurs, cet étage nous réservait tout de même une belle vision de la vie passée, beaucoup d’objet personnels, d’affiches, photographies et livres étaient toujours présents.

A chaque étage, le pallier nous réservait une petite mise en scène plutôt intéressante, après une vue classique au premier étage, au second nous avions à une sorte de salle d’attente légèrement décorée. une fois dans le couloir, tout était bien plus propre qu’en dessous, la plupart des chambres, qui se ressemblaient énormément, était dans un état plus que correct. Seulement un bon nombre de matelas avait été enlevés. Sur le reste, que des chambres doubles toutes similaires hormis les objets personnels. Peu de décorations, par ailleurs, étaient présentes…

Le troisième étage était exactement pareil que le second, seule une chambre était sortie du lot, étant, à elle seule, l’unique bibliothèque de cet résidence (dans une chambre). On pouvait encore monter, mais nous n’avions accès qu’au toit du bâtiment, qui ne desservait aucun réel intérieur photogénique à part quelques clichés « philosophiques ». Nous sommes donc descendus avec prudence pour atteindre le rez-de-chaussée.

Un rez-de-chaussée bien spécial par ailleurs, la première salle qui s’ouvrait à nous était une réception étrangement disposée, quelques tables étaient entourées de chaises, et, au milieu, se trouvait un sapin de Noël plus triste qu’une fête ratée. Le tout balayé d’une lumière intense provenant des immenses baies vitrées. Un seul toilette était d’ailleurs présent pour cette salle qui présentait la place pour accueillir facilement 80 personnes. Au fond de celle-ci, après avoir traversé une double porte, était présent une énorme piscine assez profonde qui, étrangement, avait été reconvertie en fourre-tout et salle des archives, qui, elles, avaient littéralement mal vécues l’humidité ambiante. Juste à côté de ces salles, se présentait des bureaux, et surtout, ce qui devaient être le cabinet du directeur auparavant, une longue chambre, avec un seul lit, Pongo et une ambiance glauque et froide à souhait. Magnifique pour une photo d’ailleurs (mise en avant). La visite s’acheva sur cette vision.

IMPRESSION

J’y suis malheureusement allé sans grandes prétentions, un mois après qu’il ait beaucoup tourné photographiquement sur les réseaux sociaux. En vain, ma surprise fut grande de découvrir un lieu qui n’avait pas tant souffert des casseurs mais surtout de la nature et l’humidité. C’est un bâtiment dont l’architecture me débecte quelques peu, je trouve ce genre de bâtisses assez repoussantes, mais en son sein, l’endroit n’est pas magique mais nostalgique, on a vraiment l’impression que les résidents sont partis juste à cause de la vétusté des lieux. Et c’est ce qui est surement la première cause de son abandon au profit d’un immeuble plus moderne. En bref, une bien bonne visite.

© Les photos présentes dans cet article sont protégées par le droit d’auteur.

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