Hospice des Animaux (HH Charité)

Accessibilité
35%
Dangerosité
50%
Etat
85%
Intérêt
80%

“la fin de tout”

Visite de Avril 2016.

Aussi appelé HH. Charité, ce spot s’est fait connaître durant l’été 2016. Situé en pleine ville à la vue de tous et très imposant, il est bien clôturé et maintenant bien surveillé par un gardien et son chien (un réaménagement en hôtel et appartements de luxe est à venir dedans). Je connaissais le bâtiment depuis tout petit, mais il est seulement laissé à l’abandon depuis 2012, et franchement comparé à la prison H15, il est certes vide, mais dans un état impeccable!

L’EXPLORATION

L’entré se fait par une fenêtre (après avoir passé les clôtures), et d’ores et déjà on remarque les lieux sont clean, trop clean… mais le rez-de-chaussé nous laisse dans deux époques différentes qui sont bien distinctes. Les pièces sont presque entièrement vide, seul quelques chaises, les radiateurs ou les lavabos restent par moment. Mais les longs couloirs et salles sont d’une beauté incomparable. D’ailleurs quatre d’entre eux, mènent en une pièce centrale qui est (en quelque sorte) le sous-sol de la chapelle et aussi la salle de la Tour à pains avec ses cheminées et marmites à soupe. Qui nous laisse découvrir les premières dates de la construction de la bâtisse: 1756, ce fut bien la seule date malheureusement… au bout de tous ces couloirs, diverses salles plus ou moins modernes, et une qui a retenu notre attention malgré la présence d’une caméra (qui est la seule dans tout le bâtiment, pourtant immense); un magnifique escalier de pierre en parfait état.

Le premier étage fut le plus beau, entre les anciennes chambres des résidents avec toutes une personnalité qui en ressortait et les quatre longs couloirs qui mène à la chapelle en rotonde, le premier, en haut de page, le vert au damier, le rouge, le blanc aux armoires, et le jaune au sol rouge. Sans oublier la chapelle, qui était, certes bien meurtrie, mais de beaux motifs muraux et divers symboles religieux.

Le second étage est bien plus classique, entre les chambres, les salles d’activités, et d’autres difficiles à identifier. Toutes beaucoup trop vides, mais toutes avec un certain charme, mais aussi assez sobres et plutôt glauque dans un sens. Certaines sont assez marrante car elles présentent encore des posters, ou de rares tableaux, et quelques fois des objets personnels.

La visite est très longue, et une fois qu’on croit en avoir fini, on découvre toujours de nouvelles choses, comme une des salles du rez-de-chaussée qui était sans aucun doute l’ancien bar, ou salle de réception. Ou encore les jardins qui sont divisés en cinq parties, quatre autours de la chapelle, et donc des couloirs, et une grande qui sert de cours. Dans un de ces jardins, on peut trouver une curiosité bien intéressante; la vierge marie envahie par la nature… J’épargne tout de même les détails sur les combles (normal) mais je vais m’attarder sur les cages d’escaliers, qui sont au nombre de sept tout de même! (je ne pense pas en oublier.) et qui ont chacune un style architectural différent, deux entièrement en bois, un peu dans le style américain, un baroque, et les autres plus classiques, comme dans les hôpitaux.

plusieurs faits ont été remarqué pendant l’exploration, le premier est la grande présence d’animaux morts et de photos de nos amis dans certaines parties du bâtiment, les sols assez beaux à voir selon les différents couloirs et salles, et le dernier est que dans les parties clôturés par les cloisons, il y a encore l’eau courante, c’est peut-être par rapport aux futures rénovations, qui sait?

L’HISTOIRE

Fondé par lettres-patentes de Louis XV en juin 1752. Les premières pierres se voient posées en juillet 1756 par Charles-Joseph de Pollinchove, premier président du parlement de Flandre. Il aura fallu quatre ans pour qu’il soit terminé.

 Il est construit sur l’emplacement d’une ancienne ferme ouverte sur plusieurs rues. Les quatre couloirs devaient amener à la chapelle en rotonde, l’un les hommes, l’autre les femmes, le troisième les filles et le dernier les garçons. La salle situé juste en dessous de celle-ci fut une cuisine fièrement nommée “salle de la tour à pains”, doté de deux grandes bassines à soupe sous les cheminées. Elle relie elle aussi les couloirs du rez-de-chaussé menant aux réfectoires.

 Les infirmeries situées à l’avant du bâtiment et donc à part du bâtiment central mais tout de même relié ont été construites à partir de 1788, mais interrompus lors de la Révolution. L’intégralité des bâtiments furent finis en 1806. Mais les travaux reprennent en 1835 pour représenter la Charité sur le fronton d’entrée par le sculpteur Théophile Bra qui finira ses jours dans cette même bâtisse.

 En 2008, le bâtiment appartenait au centre hospitalier du coin et servait de maison de retraite médicalisée pour environ 160 personnes. Mais cela ne dura que jusqu’en 2010. C’est seulement en janvier 2012 que la ville rachète l’établissement pour pouvoir le transformer en centre d’affaire, avec hôtel, et logements de luxe.

AU FINAL

Une exploration plutôt grandiose, avec son lot de surprise. Je ne pensais pas le faire un jour, mais le feeling a fait qu’on s’est retrouvé dedans, et que le temps d’une après-midi nous nous sommes fait plaisir, c’est beau, clean, impressionnant, grand, hétérogène… une belle exploration qui a été effectuée à temps et dont je ne regrette pas le moins du monde, et en France, ce genre là se fait bien rare. Depuis, on l’a exploré plus d’une dizaine de fois, et maintenant toute intrusion est à la limite de l’impossible car en général le gardien rapplique dans les 30 min.

© Les photos présentes dans cet article sont protégées par le droit d’auteur.

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