‘t Winkeltje

Accessibilité
60%
Dangerosité
40%
Etat
75%
Intérêt
95%

« La distance à parcourir pour atteindre la première épicerie ouverte est inversement proportionnelle à la quantité de nourriture restante dans le frigo. »

Un lieu comme celui-ci, on l’attendait depuis longtemps, une supérette abandonnée, il n’y a pas mieux pour représenter le coté apocalyptique que peut avoir par moment l’exploration urbaine, surtout quand tout y est resté…

DÉCOUVERTE

Cela faisait un petit moment que j’étais au courant que ce lieu existe, mais il n’y a jamais eu énormément de photographies ou reportages le représentant. On est passé maintes fois non-loin de là, mais nous n’y sommes jamais allé avant cette fois là. Et il faut dire que le lieu garde encore toute sa nostalgie malgré son côté glauque.

L’EXPLORATION

Pour accéder au terrain, je n’avais pas le choix de passer devant les vitrines de cette ancienne épicerie, malgré le fait qu’avec les nombreuses voitures passantes, j’essayais de ne pas trop regarder à l’intérieur, Je pouvais tout de même voir que beaucoup de chose étaient encore là.

Entrés par le jardin, dès les premières pièces, Je savais que la casse n’était pas présente dans cette maison, mais dès le début, Je voulais voir absolument la partie magasin, qui était accessible directement depuis le salon. En passant d’une ambiance à l’autre, la supérette me faisait penser à un épisode de The Walking Dead, pratiquement tout y était encore, en partant des outils du rayon bricolage, aux bocaux de petit pois carottes en passant par les shampoings disposés au bord de la vitrine. C’était affolant à quel point l’impression qu’un sinistre était arrivé dans la ville et que les gens étaient parti sur le coup était présente. Il y en avait à voir partout, les caisses enregistreuses avaient certes disparues, mais sa version pour enfant était disposé sur le comptoir, ce qui était assez cocasse, en face, un petit présentoir avait encore un bon nombre de fermetures-éclairs disposées dessus, plus loin, un rayon entier de gels hydroalcoolique qui semblaient être encore utilisables. Juste derrière, un étalage me montrait un jeu de société en Flamand complètement ouvert comme prêt à être utilisé, de l’autre côté, derrière un frigidaire à glaces, toute une zone consacrée aux ustensiles de cuisine, vaisselles, tout en parfait état…

Après un long moment à tout observer dans cette épicerie, il était temps de réellement s’orienter vers la partie habitation, et c’était aussi une partie très impressionnante! Je commençais par le salon vert, assez étroit, mais bien creepy, plus loin, il y avait un bureau, mais malheureusement, il était en fouillis et sans dessus-dessous… Je continuais donc vers l’étage, bien plus vaste. L’ensemble était plutôt propre, malgré une des chambres en capharnaüm (ça arrive très souvent qu’il y en a une qui sert de fourre-tout). Les deux autres étaient très belles, illuminées par le soleil, tout comme le magasin du bas. Je me  rendais compte aussi, que la maison abritait, comme beaucoup de maisons visitées jusqu’alors, une famille très pieuse; il y avait de statuettes, des crucifix aux murs, des tableaux religieux…

La visite se terminait par ici, un étage tout de même à l’image du rez-de-chaussée, gardant une lumière très prononcée, et malgré le fait que l’épicerie laisse paraître un sentiment bien différent, le tout restait assez homogène.

L’IMPRESSION

C’était une exploration qui n’était pas vraiment prévue à la base, mais elle nous a beaucoup aidé en dépannage. C’est d’ailleurs extrêmement rare de trouver un tel magasin abandonné, en général c’est vidé ou rapidement repris, mais ici tout y était encore et semblait être laissé tel quel depuis plus de dix ans (quand on voyait la date de péremption de certains articles). La partie maison était assez classique, avec pas mal d’intérêt mais assez déjà vu, mais le bas fait tout l’intérêt, on avait l’impression réelle d’être dans un film post-apocalyptique et qu’on trouvait ici les derniers vivres. Encore une superbe exploration.

Merci à Laurine et Perrine!

© Les photos présentes dans cet article sont protégés par le droit d’auteur.

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