Château Pavarotti

Accessibilité
80%
Dangerosité
10%
Etat
90%
Intérêt
90%

« La partition est une chose, le chant en est une autre. Ce qu’il faut, c’est avoir la musique en tête et la chanter avec le corps. » Pavarotti

La France est un pays de châteaux renaissants, or, bien que celui-ci y ressemble beaucoup, il n’en demeure pas un. Bâtisse datant du début du XXe siècle, il reste désormais perdu et était laissé pour compte. Fort heureusement, il sera bientôt mis en vente.

DÉCOUVERTE

Encore une fois, ici, nous nous retrouvons avec un château bien connu du monde de l’urbex, et pour une fois, le bon côté. Il demeure pratiquement comme neuf et ne souffre que très peu des affres du temps et sait garder tout son charme à travers son architecture et ses meubles propres. Malheureusement, il reste assez simple à trouver, mais sa mise en vente le sauvera.

HISTOIRE

Oeuvre d’un grand excentrique de la fin du XIXe et début du XXe, il fut érigé entre 1870 et 1905 sur le terrain d’une ancienne ferme typiquement Française. Se présentant en plusieurs parties distinctes, il mélange grâce à elles plusieurs mouvements architecturaux malgré son aspect global Néo-Gothique; disposition des bâtiments assez médiévale, Donjon surmonté de créneaux  (plus haute partie) doublé par une partie plein pied très contemporaine et rejoignant le théâtre à l’italienne s’inspirant plus de la Renaissance accompagné de toujours le même style général. En face, une sorte de grande maison individuelle en pierre blanche et bois, pour que ces deux parties soient rejointe par l’avant par une muraille dotée d’une grand porte et d’une tour au toit stylisé. Pour enfin former, grâce à la minuscule chapelle qui borde l’immense jardin, une petite cours décorée d’une Sphère Armillaire en son milieu.

 

Il arbore fièrement un style Néo-Gothique doté de protubérance et éléments étranges et plus modernes rendant un espace plus vaste à l’intérieur mais défigurant certaines parties de l’extérieur. Néanmoins, ces éléments ne sont pas tous là pour animer les salles, comme la Sphère Armillaire dans le centre de la cours qui était très familière avec le style Steampunk très répandu ces dernières années, ou encore sa petite grotte qui pouvait servir petite salle de banquet totalement atypique.

Malgré tout cela, le château, dans ces deux parties, restait très Néo-Gothique dans son entièreté, que ce soit dans la maison particulière, ou son magnifique théâtre à l’Italienne. D’ailleurs, non loin de là, nous pouvions observer un magnifique escalier à double vis (ou double révolution ou encore escalier de Chambord) menant directement au toit du donjon.

L’EXPLORATION

Une fois arrivé sur le terrain, nous nous sommes directement rendu compte que nous n’étions pas seul. Un petit groupe était présent dans la cours, ce qui nous a d’abord fait hésiter, mais pour peu de temps, une fois en confiance, nous étions déjà déjà dans la cours. Peu de temps après avoir trouvé une entrée pour le premier bâtiment, nous étions en train d’explorer de rez-de-chaussée rempli de livres, cartons de déguisements, et diverses autres choses en tout genre. Un grand débarras en gros. Une fois le tour fait de ces deux grandes pièces, je me suis directement dirigé vers l’imposant premier escalier, m’éloignant donc du groupe. Une fois en haut, je me suis trouvé nez à nez avec un autre escalier garni d’un voile rouge menant au second étage, mais avant d’y aller, je me suis d’abord aventuré dans la première grande salle de stylisé, qui avec le soleil, baignait dans une magnifique lumière. Ensuite, la pièce en face n’était juste que des combles non-décorées. Mais elles menaient directement au théâtre Italien et là le spectacle était d’autant plus grandiose, murs décoré de toute part par des éléments Rococo se mariant avec de petits éléments muraux modernes et discret, et au milieu, se trouvait six fauteuils sans accoudoir, surement réservés au privilégiés. En face d’eux, la petite scène surmontée d’un trompe-l’œil imitant les fameux rideaux rouges. Le tout était dominé par des balcons très rustiques dont la décoration était très spéciale.

Je poursuivi par l’arrière des balcons qui cachaient une extraordinaire salle avec ce j’appellerai « une baie vitrée d’antan ». Plus loin se trouve un minuscule corridor donnant sur un second couloir, celui qui passait dans la muraille. Il s’y trouvait beaucoup de chaises, et œuvres d’arts de tout temps. Étrangement, un nombre incroyable de mouches se trouvaient sur le vitrail de la tour, surement attirées par la lumière intense du soleil. Je dû rebrousser chemin voyant que la porte menant à la maison particulière était fermée.

Revenu en arrière, et rejoignant le groupe dans le théâtre, nous sommes allé ensuite visiter le second étage du donjon qui renfermait le fameux escalier à double vis. La visite de cette première partie se fini là.

Une fois retourné dans la cours, nous avons d’abord essayé de trouver un assez à la maison particulière par l’avant en vain. Toutefois, il s’est révélé qu’une fenêtre à l’arrière était ouverte. La première pièce explorée était la vaste cuisine assez moderne et comme si les gens étaient partis du jours au lendemain, tout s’y trouvait encore. C’était d’ailleurs le cas pour l’entièreté du rez-de-chaussée de cette partie. Le salon possédait encore ses fauteuils et sa télévision sous draps. Or le premiers étage était assez différent, ici, on avait l’impression que s’était en plein déménagement mais même certaines choses emballées étaient remplies de poussière. Malgré ça, il y avait pas mal de pièces magnifiques. Le dernier étage était lui aussi bien différent. Semblant être un appartement à part, son style différait complètement de tout ce qu’on avait pu voir depuis le début de l’exploration… les murs semblaient neufs, blancs, avec des meubles tout aussi neufs, et toutes les pièces étaient sur ce postulats, ce qui rendait son exploration très étrange et plutôt dérangeante…

IMPRESSION

Au début, on a bien cru ne pas pouvoir le faire, et depuis le temps que je le voyais je n’étais pas non plus sûr de son accessibilité. Fort heureusement nous avons pu le faire et nous en avons réellement pris plein les yeux devant la magnificence intérieure et extérieure de ce château totalement atypique et unique en son genre en France. Une superbe exploration.

© Les photos présentes dans cet article sont protégées par le droit d’auteur.

 

2 commentaires sur “Château Pavarotti

  1. Tu laisses trop d’indices dans la description historique des lieux…
    Il devient de plus en plus visité et sali ….
    Je l’ai trouvé sans en avoir enendu parlé avant dans le monde de l’urbex … visité il y a 15 jours …
    J’en irai presque le refermé quand je vois totu ce qui tourne dessus sur le net …

    1. La description historique du lieu est étudiée pour ne laisser aucun indice sur sa localisation.
      Si vous avez trouvé le lieu avant de voir sa présence dans le monde de l’urbex, c’est que la faute ne vient pas de cette discipline, mais d’ailleurs…
      Merci pour votre commentaire!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *