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In the Cloud

La rue du miroir à Bruxelles parait anodine dans un premier temps, un passage classique très secondaire, pourtant, un de ses immeubles, une ancienne usine de café rénovée, tient sur son toit une oeuvre de plus de 7 mètres de long et 2,5m de haut; « In the Cloud » de l’artiste Belge Luk Van Soom. Totalement invisible depuis la route, pour pouvoir l’observer et voir tout son potentiel, il faut s’éloigner au bout de la rue de l’Epée ou, plus haut, sur la place Poelaert.

Après son « Homme de l’Atlantide » sur le boulevard de Watreloo, Van Soom s’est inspiré du flottement et de la transcendence de la gravité, d’autant plus que l’image du nuage est une partie intégrante de son art en général. Comme rêve impressionniste, ils symbolisent pour l’artiste l’infini, le lointain et l’incertain tout en adoptant des formes indéfinies et libres. Dans une époque où le contexte n’est pas propice à la contemplation, la figure nuageuse nous amène inévitablement à réfléchir. Cependant, une autre pensée sort de l’oeuvre, par rapport à son titre « in the Cloud », rappelant directement la technologie, les clouds/drive, qui sont des formes de cerveaux flottants dans l’infini d’internet, mais, en ce séparant de ces idées, l’artiste en rejoint un autre qui s’inspirait énormément des nuages et dont le musée se trouve à quelques centaines de mètres de la place Poelaert; René Magritte.

Initialement proposée comme installation temporaire, l’oeuvre est installé sur le toit de cet immeuble depuis 2021. Une concertation et réalisation qui a durée plus de deux ans et est partie d’une indécision de la part de l’artiste qui était tout d’abord gêné par sa taille, l’oeuvre aurait été impossible à réaliser dans son atelier Moker. Tout le début du projet s’est fait à l’ordinateur, puis il a été inspiré d’un réel nuage, scanné, agrandi puis divisé en 96 parties qui étaient un énorme travail sur l’aluminium à partir de moules, ensuite son polissage. La pose de l’oeuvre fut un grand moment pour l’artiste, étant sa plus grande réalisation.

« In the Cloud » contribue aussi grandement au paysage urbain, et selon les dire de l’architecte Michel Jaspers, qui s’occupa de la rénovation de l’ancienne usine de café au cœur des Marolles;
« Nous voulons aider à embellir la ville. En tant qu’architecte, citoyen de Bruxelles et en tant que personne, j’apprécie la beauté de la ville et j’aime y participer. Les toits sont souvent oubliés. Pourtant, on ne les appelle pas ‘la 5e façade’ pour rien.”

© Les photos présentes dans cet article sont protégées par le droit d’auteur.

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