Château DG

Accessibilité
65%
Dangerosité
45%
Etat
80%
Intérêt
80%
“Château pris n’est plus secourable.”

Autrefois peuplé de diverses curiosités et objets assez glauques comme des crânes d’animaux et autres petits bocaux de formol, ce petit château pratiquement totalement enfermé dans le noir était un lieu surprenant bien qu’assez peu connu.

DÉCOUVERTE

Comme précisé au dessus, malgré son côté discret, il me fut renseigné par un collègue qui l’avait exploré quelques mois avant, alors qu’il était encore en très bon état et que beaucoup d’objets n’avaient pas encore disparus. Cependant, lors de notre visite, cela avait quelque peu changé.

HISTOIRE

Erigé pendant le XIXe siècle par un riche personnage de cette ville flamande, il nous délivre un fier style Néoclassique.

Le terrain forestier, tout d’abord racheté par un commerçant et homme politique Anversois pour exploiter la foret, un pavillon de chasse y avait été construit dans un premier temps en 1838, avant que la construction d’un château soit ordonné en 1848.

Restés sans enfants avec sa femme, lorsqu’ils décédèrent, le château fut cédé à l’homme de mains de la famille, un certain Raymond D.G., qui céda à son tour la bâtisse à ses descendants. Jusqu’en 1914, lorsque les Allemands envahirent le kasteel et la foret, la transformant, elle, en véritable parcours du combattant, peuplé de barbelés, barrières et tranchées, tandis que la demeure devint un centre de soins pour les blessés. Largement touché lors de l’offensive finale de 1918, ce n’est qu’en 1920 que la reconstruction est lancée.

Toujours sous les mains de la même famille, le château reste cependant abandonné depuis quelques années, les membres venant de temps en temps vérifier son état et le sécuriser.

IMPRESSION

Mal positionné en plein milieu de zones résidentielles, ce château reste une curiosité bien intéressante peuplé d’histoire assez classique pour le Nord-Ouest de l’Europe malgré un accès à la bâtisse assez dangereux. Une bonne partie avait été mise sans dessus dessous, néanmoins, beaucoup de salles étaient restées en très bon état, notamment le salon principal avec son immense table, ses boiseries et ses tapisseries qui, malgré un côté assez sombre et lugubre. On y retrouvait d’ailleurs tout le confort luxueux de ce genre de grand-manoir/château. Une exploration donc, impressionnante.

 

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