Villa Mécano

Accessibilité
20%
Dangerosité
45%
Etat
55%
Intérêt
65%

« Plus tard, quand je serai grand, je veux être mécanicien pour ne jamais être en panne dans la vie. Il faut savoir réparer les choses quand elles ne fonctionnent plus. »

Qui penserai, sur une rue aussi fréquenté et assez mal famée, trouver une villa abandonnée dans un état pas si saccagé, et renfermant pas moins de 4 automobiles et un van Volkswagen T4 dont une BMW M3 E30 de 1991, une BMW M3 E36 de 1995, une Porsche 911 SC de 1980, et une Peugeot 205 CTI de 1986.

DÉCOUVERTE

Sur une grande rue, une villa se distingue par son état d’abandon bien voyant, pourtant, elle reste silencieuse et en partie épargnée par son emplacement… Une ancienne villa imposante jadis occupée par un fanatique de grosses mécaniques. Nous connaissions son existence grâce à une photographie de l’avant de la villa qui avait beaucoup tournées sur Flickr entre 2014 et 2015, et, après avoir repéré son adresse nous avions fait quelques repérage au alentours en octobre 2016 pour au final, voir des photos de l’intérieur assez tard en 2017 et enfin se décider à l’explorer.

HISTOIRE

L’histoire exacte de cette bâtisse reste inconnue, mais on pourrait croire, vu l’intérieur, que c’était des anciennes chambres d’hôtes (vraisemblablement pour pervers et fans de grosses mécaniques, vu le nombre de revues pornographiques et d’automobiles). Certaines rumeurs tournent aussi comme quoi ce serai un ancien trafiquant de voitures qui aurait vécu ici avant de partir précipitamment laissant tout derrière lui pour échapper à la justice.

L’EXPLORATION

Après un accès pas extremement compliqué grâce à l’escalade mais risqué au niveau de l’entourage et des voisins, nous nous retrouvons dans le jardin assez vaste pour la commune entourée de maisons mitoyennes et immeubles d’habitation. La végétation encore abondante à cette époque de l’année montre clairement des signes de passage et des chemins sont établis jusqu’aux deux entrées.

Une fois à l’intérieur, nous remarquons un état de saccage plutôt avancé, beaucoup de choses sont retournées mais quelques endroits sont préservés dans la première salle, ainsi, que déjà des mise en scène, sur une table avec une chaise devant sont disposés une vingtaine de vases, argenteries, bols et verres. Nous retrouvons aussi un four quasi neuf. En continuant par la droite, nous arrivons dans une salle qui devait être un grand salon, beaucoup de porcelaine y est encore présente, ainsi que de grandes armoiries, et un nombre de cartons en tout genre renfermant des ustensiles, des verres, et autres objets dans un état quasiment parfait… En poursuivant, nous arrivons dans le corridor principal, où il est assez risqué d’entrer vu que ses fenêtres sans rideaux se trouve juste en face de la rue assez passante. Ici aussi, les objets forment un bordel sans nom, seul, au pied de l’escalier imposant, traîne une petite disposition avec un volant et deux livres sur l’automobile. Dans la grande salle du fond, qui est symétrique de celle à l’opposé, ici une grosse mise en scène est en oeuvre près de la cheminée, mais le reste de la pièce est dans un état pas possible. Un détail a tout de même attiré mon œil, la rosace qui se situe au centre de la pièce au sol, assez étrange…

Nous poursuivons par le premier étage, l’escalier ne donne pas trop confiance, il est assez instable. La première chambre étonne, car elle est dans un état impeccable, bien que partiellement vide par rapport au reste, dans un blanc profond, un petit lit avec un matelas au milieu de la pièce sont là ainsi qu’une petite commode. La chambre suivante est complètement vide mais la cheminée en fer forgé attire mon attention. En poursuivant, nous tombons sur la salle de bain qui est sans-dessus-dessous avec ici aussi, une poudre bleuâtre… comme ce qu’on avait déjà trouvé dans des salles de bain comme celle du Manoir du Brocanteur mais avec la couleur orangeâtre. Pour accéder aux autres chambres, nous devons passer dans un couloir bordé par la gauche de grande fenêtre sans rideaux donnant directement sur la rue… la tâche est délicate vu le passage de nombreuses personnes dans la rue. Il n’empêche que, sur les appuis de fenêtre, beaucoup d’objets avait été mis en scène, dont, assez étrange soit-il, un tupperware rempli de tabac sec, donc encore bon… La pièce après la salle de bain était une pièce de ménage, avec tous les ustensiles pour, dont, deux tables à repasser, dont une, qui était un vrai mastodonte professionnel, beaucoup de vêtement étaient disposés par terre et dans des paniers, prêts à être lavés ou repassés. La chambre du fond était celle du maître de maison, peuplée d’énormes armoires, de meubles de luxes, ainsi qu’une incroyable collection de beaux livres automobiles, mais aussi des magazines pornographiques tout aussi luxueux, Playboy. Une vaste chambre assez intéressante.

Nous avons poursuivis par les combles aménagés de cette immense villa, l’escalier toujours aussi branlant, sur le palier, une incroyable et repoussante collection de magasins de charme étaient étalés sur tout le long du sol…. Les deux pièces à gauche ne présentaient pas un grand intérêt, étant toutes deux dans un bordel monstre. A droite, après avoir passé une longue pièce partiellement vide, une marche nous menait à trois autres pièces beaucoup plus oppressantes et flippantes que le reste du manoir. L’un avait un fauteuil disposé près d’un velux, l’autre renfermait une disposition mettant en valeur une table avec platine vinyle parfaite, ainsi que divers objets et portraits tout droit sortis d’un film d’horreur. La dernière ne présentait pas d’intérêt.

Une fois l’exploration de l’intérieur de la villa finie, nous nous sommes dirigé prudemment vers le garage aux allures architecturales de temple Antique. Après être passé à côté des deux BMW et du van, nous voilà à l’intérieur de l’antre de la Porsche bien sagement gardée par la 205, ici, je ne pense pas que les lieux ont été mis en scène mais plutôt que tout a été laissé tel quel. Malheureusement, la Porsche a bien morflée depuis le temps… taguée et pillée, à part la carrosserie, il n’en reste plus grande chose, mais ce fut le clou parfait du spectacle.

Nous voulions terminer la visite par une petite dépendance collée à la villa, mais les doutes sur l’occupation de cette partie  étaient trop grande, nous avons donc laissé tomber cette partie… Peut-être à réserver pour plus tard?

L’IMPRESSION

Un lieu très intéressant à explorer tellement il renferme de chose intéressantes. Au début, j’ai eu très peur de ne pas pouvoir rentrer, mais avec de la persévérance, nous avons été récompensé. Le spectacle est bon dans cette villa et les surprises sont légions, car dans ce coin de cette agglomération, on pourrait facilement croire que le lieu est tellement saccagé qu’il n’en reste plus rien, mais loin de là, il a sont charme, assez vicieux mais nostalgique pour les passionnés d’automobile et des années 1990.

© Les photos présentes dans cet article sont protégées par le droit d’auteur.

2 commentaires sur “Villa Mécano

  1. Bonjour les photos sont magnifiques mais j’aurais une petite faveur à vous demander je suis mécanicien et j’adore les vieilles voiture et je pratique de l’urbex depuis un petit moment je respecte chaque lieu chaque objet j’aime tout ce qui a une histoire chaque objet à sa propre histoire juste le fait de la prendre dans mes mains j’ai l’impression de ressentir quelque chose alors je vous partage ce message pour vous demander si je pourrais avoir l’adresse du lieu pour en faire une vidéo merci d’avance.

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