Shutter Island

Accessibilité
90%
Dangerosité
60%
Etat
55%
Intérêt
65%

« La folie… ça se partage… rejoignez-nous! »

Quelque part dans un domaine psychiatrique en plein essor, gît deux bâtiments jumeaux complètement laissés à l’abandon et mis à mal par le temps… Shutter Island et Doppelgänger (The Evil Twin). Se ressemblant en tout point extérieurement, mais Shutter ayant un attrait intérieur plus conséquent et intriguant…

DÉCOUVERTE

Bien connu dans le monde de l’Urbex, il tourne beaucoup depuis deux ou trois ans mais est toujours épargné des saccages et vols. Perdu dans son petit bois qu’il s’est formé, cet ancienne partie de l’hôpital psychiatrique, qui devait être pour les enfants, nous a réservé un bon nombre de surprises..

HISTOIRE

Édifié entre 1928 et 1932 sur le terrain d’une ferme toujours présente dans le domaine, cette institution renfermait auparavant plus de huit-cent personnes atteintes de troubles mentaux, il représentait à l’époque le renouveau du traitement des « aliénés » en Belgique. Qui d’ailleurs possède une architecture des plus magnifique.

Réputé architecturalement pour sa planification symétrique et hiérarchique, sur plus de 64 hectares, il est le fleurons des institutions psychiatriques de l’entre-deux guerre. Malheureusement les bâtiments qui nous intéressent (je prend aussi en compte Doppelgänger dans cette partie « histoire »), leurs intérieurs ne furent pas aux priorités de la marque monumentale fonctionnelle que bénéficient les bâtiments centraux.

Il semblerait que ces deux bâtiments aient été abandonné au tout début des années 1990.

L’EXPLORATION

J’avais déjà essayé de l’explorer en Janvier 2018 mais en vain, nous nous étions fait repéré par des gardiens avant même d’entrer dans le bâtiment.

Plus d’un an plus tard, j’y suis retourné avec Lili’graphy et Pixroads, l’exploration s’est déroulée d’une facilité déconcertante. Extérieurement, le lieu est assez étrange, plusieurs internes traînent pendant leur quartier libre au bord du bâtiment, mais cela nous a pas empêché de croiser des Allemands qui nous ont bien gentiment indiqué une entrée simple.

Une fois entrée, ce fut une tout autre histoire… comme un énorme débarrât, le rez-de-chaussée est jonché jusqu’au plafond de meubles, de jouets, de documents, de choses en tout genre. Un véritable capharnaüm labyrinthique. En très peu de temps nous nous étions dirigé vers l’étage, à la vue du peu d’intérêt que représentait le premier.

Une nouvelle fois, c’était une tout autre ambiance; sorti de la cage d’escalier, le couloir était large, vide, avec la peinture des murs qui était fortement écaillée. Celui-ci menait ouvertement à une grande pièce en bazar, mais celle-ci nous dirigeait premièrement vers la droite qui était une immense pièce qui pouvait se séparer en deux, une partie bar, et une partie théâtre. Ce dernier, tout droit sorti d’un film d’horreur, jouait un spectacle de peluche lui-même visionné par d’autres semblables et divers jouets tous plus flippants les uns que les autres.

Dans la seconde partie de ces « combles », plusieurs pièces beaucoup plus petites s’offraient à nous… d’abord accueillis par un couloir très sombre n’ayant comme acteur qu’un fauteuil roulant tourné vers la fenêtre, la première pièce devait servir d’archives, ou bibliothèque, à la vue des nombreuses revues et documents éparpillés au sol. Juste en face, ce qui semblait être une chambre, elle aussi assez sombre, seul un pan de lumière l’éclairait, sûrement le fruit d’une mise en scène par d’autres explorateurs, cette pièce dégageait une aura très peu rassurante. Dans la dernière pièce intéressante se trouvait une salle de classe improvisée et en petit comité… Encore ici, les seuls élèves restant étaient des poupons et peluches appauvries par le temps.

La visite s’est résumé à tout cela, mais un détail marquant me toucha dans ce spot, pas une seule pièce, pas un seul endroit n’était épargné, à l’étage, par le fait d’être décoré par de vieux jouets, des poupons atroces, ou des peluches flippantes. Expectation ou réalité? Ce bâtiment était peut-être utilisé jadis pour les enfants, ou tout simplement, la mode a suivi d’aller piocher les jouets au rez-de-chaussée et les mettre en scène à l’étage. Etant une bâtisse utilisée par l’institue pour stocker (ou plus se débarrasser) des vieux meubles ou objets.

IMPRESSION

Il faut dire que je l’ai attendu, la visite de ce spot. Un an après avoir été déçu de n’avoir pu le faire, la joie me sourie quand j’y suis enfin entré. Certes, le rez-de-chaussée n’était pas du tout grandiose, mais l’étage me réservait une vraie perle… Comme je le disais plus haut, on pourrait croire que cet endroit est tout droit sorti d’un film d’horreur avec des jouets, tous mis en scène, ça nous a réservé un spectacle des plus oppressant, mais pas désagréable dans l’exploration elle-même. Un superbe lieu!

© Les photos présentes dans cet article sont protégées par le droit d’auteur.

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