Maison Triumph

Accessibilité
30%
Dangerosité
60%
Etat
80%
Intérêt
90%

“Penser, voilà le triomphe vrai de l’âme.” Victor Hugo

C’est toujours quelque chose de trouver une auto abandonnée dans un lieu, malgré son état, mais ce qui impressionne le plus c’est vraiment quand nous retrouvons des voitures de sports, de Grand Touring ou luxueuses. Ici, une ancienne Triumph Spitfire 1500 coupé jaune était encore dans un bon état, bien triste de laissé une telle bête à l’abandon.

DÉCOUVERTE

Assez peu connue car assez difficile d’accès, le lieu se trouvant dans une zone résidentiel assez fréquentée, elle se distingue des autres maisons par sa petitesse mais aussi des autres lieux d’Urbex dans le Nord de l’Europe, par son aspect et son ambiance qui m’ont semblées très anglais.

HISTOIRE

Outre le fait de ne pouvoir retracer l’histoire de cette ancienne demeure tout de même bien conservé, nous allons nous pencher sur la Spitfire 1500.

Lancée dès 1962, la Spitfire fait partie des voitures de sport anglaises assez mythiques avec les Aston Martin et les Lotus, mais le modèle qui nous intéresse ici a été lancée douze ans plus tard, en 1974. Elle tirait son nom de son moteur de 1500 cm3 et fut l’ultime modèle produit sur plus de 90 000 exemplaires jusqu’en 1980. Elle était nettement plus puissance que le modèle précédent, la Spitfire MKIV qui souffrait d’une perte de puissance dû aux modifications contre la pollution instauré dès 1970.

Typique roadster britannique, ses prémices remontent à 1957 sur les bases d’une Triumph Herald et sous le nom de code “Bomb”, mais le projet était plus spécifiquement de concevoir un châssis différents pour limiter les couts de production, la voiture se voulant être “bon marché” et en dessous des légendaires Triumph TR, mais il furent vite rattrapés par Austin ayant lancé l’immonde Austin-Healey Sprite dès 1958.

C’est alors que l’ingénieur en chef de l’époque, Harry Webster décide d’engager le carrossier italien Michelotti pour concevoir son design, se basant fortement sur l’Herald. Un prototype fut produit en 1960 mais n’atteignait pas les attentes du chef de projet, il fut donc presque totalement refait à partir d’un châssis modifié de la même auto de base, l’allégeant et le rattachant directement à certaines parties de la carrosserie. Celle-ci d’ailleurs, rappelant sa grande sœur, s’en séparait tout de même fortement avec des lignes plus fine, une taille réduite et un aspect totalement sportif pour l’époque (ce qui changeait totalement de la Sprite).

Bien que l’entreprise dirigeant Triumph vécu beaucoup de difficulté pendant tout le long de la production de la Spitfire, la marque pu ouvrir des centres d’exportations en Belgique mais aussi en Afrique du Sud et aux Etats-Unis où plus des trois quarts des voitures y furent vendues. Malgré cela, dans son genre, qui rejoint tout de même la Sprite et aussi la MG Midget, elle fut la plus populaire quelque soit les variantes.

Malheureusement sa production fut arrêté en 1980 à cause des normes de pollution en vigueur aux Etats-Unis. Sans successeur véritable, cette ligne de petites sportives laissa sa place aux GTI beaucoup moins chère dans les années 1980. On ne retrouvera ce genre de Roadster qu’à partir des années 1990 avec la Mazda MX-5 (bien que l’Alpha-Romeo Duetto était restée longtemps sur le marché en tant que voiture de collection).

IMPRESSION

Toujours un plaisir de tomber sur ce genre de pépites, bien qu’il ne soit plus si rare de tomber sur des voitures en Urbex, tomber sur d’ancien Roadster de collection c’est toujours quelque chose d’impressionnant, surtout en voyant son état. Elle dormait là, tranquillement dans son petit garage, attendant un passionné attentionné qui pourrait la reprendre et lui donner une nouvelle vie. Outre ce garage, bien sûr la maison était encore en bon état, pratiquement tous les meubles étaient restés et nous avions l’impression, encore une fois, que les gens étaient partis du jour au lendemain sans revenir en arrière, les lits étaient fait, tout était bien rangé. On pouvait même entrapercevoir les passions des anciens résidants, étant très tournés vers l’audio-visuel et la littérature encyclopédique. La maison en elle-même était plongé dans une ambiance britannique sobre et secrète. Une belle exploration.

Merci à Corentin et Elisa.

© Les photos présentes dans cet article sont protégés par le droit d’auteur.

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