Fort de la Chartreuse

Accessibilité
60%
Dangerosité
50%
Etat
20%
Intérêt
50%

“Il est là, comme si il avait toujours vécu ici, mais il guette, fièrement malgré son vieil âge, il scrute l’horizon mais aussi la ville sur laquelle il veille. Il y restera encore pour un bon, accueillant en son sein un bon nombre de différentes personnes qui en prennent soin à leur façon ou non.”

J’ai rarement eu l’occasion d’explorer des forts abandonnés mais pour le peu que j’ai pu faire, celui-ci est l’un des meilleurs, imposants, et plus beaux à voir et “visiter”. Bien qu’il soit beaucoup squatté, il dégage un charme qui ne peut qu’exister en Belgique, vacillant entre tradition et mémoire.

DÉCOUVERTE

Lieu extremement connu dans le monde de l’urbex, il est très visité chaque semaine (limite chaque jour), on peut dire difficilement qu’il a subit ces derniers temps car, dans un sens, il a toujours été dans cet état. Trop simple à localiser, on ne cherche même plus à vraiment le cacher car il frôle facilement le statut de lieu touriste, même s’il reste un lieu “incontournable” de l’urbex.

HISTOIRE

Construit entre 1817 et 1823 pour protéger la ville suite à son adhésion au royaume des Pays-Bas.

Construit sur l’ancien emplacement du monastère de l’ordre des Chartreux qui y était implanté depuis le XIVe Siècle (d’où il tire son nom). Cependant, au niveau stratégie, militairement parlant, il n’a jamais eu un rôle important… (d’où la conservation quasi unique de la plupart des bâtiments d’époque).

En 1891, le fort devient une caserne puis de prison pendant la Première Guerre mondiale. Pour au final, servir d’hôpital militaire à partir de 1944 pour l’armée américaine, qui avait repris les lieux aux allemands quelques mois auparavant, c’est apparemment a ce moment que les dessins de soldats ont été fait.

Démilitarisé en 1981 par manque d’utilité, tout militaire quitte les lieux en 1988. La même année, est organisé par la WWF, des naturalisations du lieux et des aménagements des zones abandonnées pour les animaux carnivores. A la fin de la même années, le conseil communal classe le lieu comme réserve naturelle éducative. En 1990, la Conservation Fondation attribue son prix national au projet « Aménagement de la Chartreuse » porté par l’asbl Études & Environnement.

En 1991, la moitié du lieu est classé comme site historique, principalement grâce à ses zones naturelles uniques et pourtant sur 80% du lieu.

[Historique écrit et inspiré par la page wikipedia du site]

IMPRESSION

Visite assez tardive dans la journée qui s’est pratiquement terminée pendant la nuit… Malgré cela et la musique provoquée par certains jeunes venus y squatter, ce fut une belle visite, assez longue et impressionnante par la taille du lieu, à tel point que la partie arrière n’a toujours pas été explorée (mais prévue pour une prochaine fois). C’est un lieu très impressionnant et immense, qui dégage une lumière magnifique vacillant entre le vert, le jaune, et le blanc dans n’importe quelle pièce, corridor ou escalier. L’architecture extérieur de la première partie est assez classique de la fin du XIXe Siècle dans ce pays, mais la seconde partie témoigne tout de même d’une inspiration plus Art Déco.

Un lieu impressionnant et espéré depuis pas mal de temps, malgré son état de friche. Une bien belle visite.

© Les photos présentes dans cet article sont protégées par le droit d’auteur.

2 commentaires sur “Fort de la Chartreuse

  1. Le fort hollandais de 1823 n’a pas été construit à l’emplacement de l’ancien monastère des Chartreux mais environ 400m plus haut sur la colline, à l’endroit d’un hameau dit hameau de Péville dont une partie des habitants furent expropriés pour la cause.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *