Verbeke Foundation

“Nos expositions ne veulent pas être une oasis. Notre présentation est inachevée, en mouvement, non polie, contradictoire, désordonnée, complexe, non harmonieuse, vivante et monumentale comme le monde en dehors des murs du musée”

L’art vous laisse aussi beaucoup réfléchir et observer, il vous amène vers des architectures impossibles, complexes et décontractantes. Des ruptures si brèves qu’elles nous questionnent sur son rôle et ce qu’elle veut laisser percevoir. La Verbeke Foundation est un étrange musée, ou plutôt une oeuvre grandeur nature qui est en constante évolution. Un lieu qui nous offre une vision très spéciale qui pourrait être associée à un moment post-apocalyptique où les survivants auraient reconstruit des habitats avec ce qui était à leur disposition… Mais non, tout ce qui est présent ici sont œuvres d’art contemporain, principalement d’artistes Belges et Néerlandais.

Sur l’autoroute entre Knokke et Anvers en Belgique, en son bord, vous trouverez d’étranges sculptures sauvages qui annoncent le musée, dont un immense panneau McDonald. Édifié sur l’emplacement d’une ancienne pépinière, les serres sont maintenant remplies d’œuvres en tout genre et d’installation qui interagissent avec le spectateur et son environnement. Véritable labyrinthe entre nature, intérieur, il mélange un très grand nombre de domaines artistiques, allant du collage, à l’installation mécanique en passant par le Land Art monumental.

Inauguré en juin 2007, ce musée s’orientant pratiquement que sur l’Art Contemporain, notamment avec l’une des premières œuvres qui y a été installée, le fameux et très controversé Hôtel Casanus de Joep Van Lieshout; Fut fondé par Carla et Geert Verbeke-Lens, dont ce dernier était l’ancien fondateur d’une société de transports maritime qui en avait marre du quotidien et de la banalité de ses journées. Il décidèrent, il y a bientôt seize ans de tout plaquer, tout revendre pour vivre de leurs passion qu’ils nourrissaient depuis plus de vingt-sept auparavant, la collection d’oeuvre-d’art, de trouvailles personnelles atypiques et curieuses qu’ils dénichaient un peu partout dans le monde (comme un vase géant visible de l’autoroute qui devait finir à la casse).

En tant que purs passionnés, ces deux personnes sont aussi artistes, collagistes, il passent leur temps à exercer leur art quand il ne flânent pas d’exposition en exposition, de musée en musée en cherchant la perle rare, musée par excellence selon eux. Aimant tout particulièrement les grands espaces verts et disposant dès 2006 d’un terrain de plus de douze hectares, ils décidèrent d’implanter un lieu unique en Belgique qui pouvait accueillir de grandes œuvres, et d’inviter des artistes du monde entier à venir y exposer.

Totalement indépendant, le lieu, bien que classé, n’est pas soutenu par les subvention de l’état, et ce pour une simple raison: la modestie. Geert ne cherche à faire que ce qu’il aime, loin des flots d’argents et dans suffisance totale. Mais aussi curieux soit-il et outre les divers et étrange bâtiment logeant des hôtels plus originaux les uns que les autres un peu partout sur le terrain du musée, le lieu accueille aussi souvent des séminaires, ou des mariages, et, bien que cela représente un risque pour les œuvres, les artistes qui y exposent en sont conscient et estime que ça fait parti de l’âme du lieu.

Populaire et très apprécié des jeunes, et des Hollandais (qui sont plus ouverts à ce genre d’endroits que d’autres nationalités), le musée n’est pas fait pour plaire ou déplaire, son but propre est la découverte, le regard, l’observation. A beaucoup d’endroits, nous allons nous retrouver dans des paysages uniques et étranges. Il ne cherche pas l’oeuvre la plus connue ou populaire, il cherche les choses fortes, les choses moins connues qui méritent de l’être, qu’on les mettent en lumière.

Et bien que cela peut paraître étrange pour un lieu si atypique, vous ne le trouverez dans aucun guide touristique, et pour cause, il ne cherche pas à l’être. La plupart des gens qui le visitent, Hollandais, Français, Jeune, Famille, etc. sont respectueux, ils veulent vivre une expérience unique, ils sont vraiment intéressé par l’art. D’autant plus que le musée vous invite à rester au delà de ses horaires de fermetures… grâce à ses “micro” hôtels un peu partout sur le terrain.

« Si vous venez ici, vous voyez ma collection, vous voyez moi, du collage, du bio-art. C’est ma vie ici. Je suis enfin heureux aujourd’hui » Geert Verbeke-Lens

 

Ci-dessous sont présentes toutes les œuvres photographiées et leur cartel.

 

 

Containosaurus – Denis Oudendijk – 2009

1902 – André Smits – ???

??? – Klaas Bullynck – ???

The White House – Ryan Mendoza – 2016

 

 

Cathedral of Human Labour – Marcin Dudek – 2014

Camping Flat – Kevin Van Braak – 2011

 

Cosmic Connection – Maarten Vanden Eynde – 2016

De Bathyscaaf – Paul Rutger Bastiaan – 1999

La Lumière Cistercienne Baudelo-Gent – Marinus Boezem – 2016

Bar – Nicolas Milhé – 2012

 

 

Nulle-part/Partout – Delphine Deguislage – 2006

I Spit on my Grave ( Hommage to Boris Vian) – Jan Fabre – 2006

ART MACHT FREI  – Happy Famous Artist – 2002 / In Memoriam de Koeien – Herman De Vries – 2016

Archiflab – Martin uit den Bogaard – 1985/2015

 

Het Huis op Woensdag – Annie Debie – 1968

 

 

Cresta – Sven Fritz – 2017

Phoenix – Raphaël August – 1984

 

Tirtules – Adrien Tirtiaux – 2017

Piercing – Mark Verstockt – 1997

CAST Mobile – Atelier Van Lieshout – 2015

El Santo Secreto – Mark Verstockt – 1989

 

United Cemetery Battlefield – Roger Claessens – 2006

Open Space,Open Fonction – Jason Van der Woude – 2010

Les Évolués – Stan Wannet – 2016

CasAnus – Joep Van Lieshout – 2006

Capsules Hôtels – Denis Oudendijk – 2007

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