Maison de la Grande Dépression

Accessibilité
100%
Dangerosité
50%
Etat
65%
Intérêt
65%

“On est les enfants oubliés de l’histoire mes amis. On n’a pas de but ni de vraie place. On n’a pas de grande guerre, pas de grande dépression. Notre grande guerre est spirituelle, notre grande dépression c’est nos vies.” Tyler

L’extérieur n’est jamais révélateur, tantôt nous pouvons trouver des lieux très beaux aux premières apparences et complètement vides ou saccagés à l’intérieur, tantôt c’est des spots encore bien conservés mais en très mauvais état depuis la rue…

DÉCOUVERTE

Seulement connue que de quelques explorateurs, je n’avais aucunement conscience qu’une telle perle se trouvait dans une maison dans un tel état, à moitié détruite, complètement ouverte de toutes parts et à la vue de tous…

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HISTOIRE

Son histoire est entièrement inconnue, mais il semblerait que les derniers occupants soit partis dans les années 1960 et qu’un membre de la famille venait régulièrement et pendant une longue période, nettoyer la maison, la réarranger et mettre en oeuvre une mise en scène plutôt poussée montrant la vie entre les deux grandes guerres. Apparemment pour en faire un musée sur cette période assez mouvementé politiquement. On ne connait pas exactement la raison de son abandon, mais il est fort probable qu’il soit dû à la mort de cette personne, or la date précise reste elle aussi mystérieuse.

L’EXPLORATION

Après une entrée sur le terrain extrêmement sympa, donnant vers une allée une fenêtre était grande ouverte, ce qui nous permis d’accéder facilement à la première salle qui était une salle à manger assez propre, bien conservée et bien symétrique. Deux armoires étaient disposées de part et d’autre d’une cheminée en marbre avec posé au dessus un demi crâne de cerf, la table posée au milieu de la pièce jugeais des vestiges d’un ancien repas qui n’est jamais arrivé, tandis que le piano nous présentais ses partissions.

 

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La porte au fond menait à un couloir très étroit menant à la fois à l’escalier mais aussi à la cuisine qui servait elle aussi de salle à manger. Dans un bleu pâle assez vieilli sur les portes et fenêtre et un blanc cassé craquelé, la pièce était bien plus dérangée, mais un bon nombre de cartes postales, papiers et journaux étaient présent au sol et sur la table.

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Ensuite, une fois monté, nous nous retrouvions sur un petit palier qui menait à quatre chambre assez resserrées sur elle-même. La première, fortement touchée par l’humidité semblait jadis occupée par la maîtresse de maison, la table à repasser et diverses affaires de femme était à terre, tandis que le lit était défait. La second était vraisemblablement tenue par un jeune adulte, ou un jeune couple. Des vinyles étaient présents sur les chaises, et plusieurs photographies assez osées (pour l’époque) étaient disposées sur l’appuis de fenêtre et le lit avec en prime, un corset. La troisième, celle que j’ai appelé “La Chambre Rose” était totalement figée dans le temps avec ses chemises de nuit accrochés à la penderie, son chapeau et son kit de toilette sur la table de chevet, un véritable voyage dans le temps. Par contre, la quatrième était assez vide, ne présentant qu’un seul lit complètement serré entre les murs verdâtres.

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IMPRESSION

Je ne m’attendais pas du tout à voir une telle maison totalement au hasard. C’est un amis qui me l’a fait découvrir, et en voyant l’extérieur, il me semblait que l’intérieur était dans un état pitoyable, néanmoins, seuls le couloir et le pallier était en bordel. Une fois dans cette bâtisse, un sentiment serein mais nostalgique s’installait et la visite se fit agréablement, d’autant plus qu’elle se fit en fin de journée et un les ombres formaient quelque chose d’intéressant.

Merci à Antoine et Nemo

© Les photos présentes dans cet article sont protégées par le droit d’auteur.

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