Prison H15

Accessibilité
50%
Dangerosité
90%
Etat
10%
Intérêt
40%

Je ne suis plus très fier de cet article, c’était dans les premiers mois de reportages photos avec un vieux appareil numérique, il y aura beaucoup plus de texte que d’images… d’où la médiocrité des clichés, je m’en excuse.

La prison d’homme de Loos, et celle de femme (le bâtiment assez classique que l’on peut voir au fond sur la photo ci-dessus) qui fut tout d’abord une abbaye fondée en 1146 dont le premier abbé dirigeait en quelque sorte six maisons de femmes de toute la région flamande. Mais après la renaissance et au fil des siècles elle fut pillée, agrandie mais aussi plusieurs parties détruites, comme la chapelle de Notre-Dame-de-Grâce détruite en 1811. C’est ensuite qu’en 1817 qu’elle fut destinée à devenir une maison de détention jusqu’à sa fermeture en 2011.

EXPLORATION

Une prison abandonnée, rien que de dire ça c’est attirant, même pour le commun des mortels, et je disais “de France” dans le titre mais on peut étendre facilement ça jusqu’au Etats Unis où bon nombre d’explorateurs rêveraient d’aller, et ceci est bien compréhensible, certes le bâtiment principal de la prison d’hommes est typique des prisons Françaises, mais celui de femmes est historique!

 Au matin, l’autoroute nous laisse une vue assez claire et précise de la prison, après quelques petits tours autour d’elle et à la vue du camp de roms qui squatte en face, nous nous sommes résolus à se garer beaucoup plus près de la ville, ce qui nous laissait un bon kilomètre à parcourir à pied avant de l’atteindre. Mais ce fut bénéfique ensuite.

 Comme des nouveaux nés, on découvrait l’entrée plutôt bien cachée. Beaucoup de brèches étaient présentes mais à notre grand regret aucun vers la prison de femmes. Mais soit, il nous restait le plus gros, et c’est une fois à l’intérieur de la cour que nos yeux ébahis furent comblés. Un territoire post-apocalyptique se tendait devant nous, entre ancien terrain de basket, tour de guet et bien-sur l’impressionnant bâtiment principal.

 Nous sommes entrés dans la première partie du bâtiment, qui semblait être celle qui avait dû être agrandie, et là un moment à la fois fantastique et horrifique, la vue d’en bas du nombre incalculable de cellules, toutes ou presque, décorées de graffs en tout genre, et comme c’est visible sur la photo ci-contre, une sorte d’art moderne fabriqué directement avec certaines portes de cellule accrochées au grillage.

 Tous autant qu’on était, on essayait tant bien que mal de s’imaginer la vie des détenues, des gardiens et de toute l’agitation que devait représenter une telle prison. Chaque nouvelle cellule, chaque exploration nous révélait un monde différent que ce soit avant ou après 2011.

 Arrivé au cœur de celle-ci, nous avons pu admirer le dôme, et la verrerie du plafond qui était impressionnante! On a du mal à s’imaginer qu’une telle architecture intérieure peut se renfermer dans un tel endroit, et pourtant, quand on le découvre on en a plein les yeux.

Après avoir exploré les deux dernières ailes pénitentiaires, nous nous sommes dirigés vers les bâtiments administratifs, d’autant plus flippant les premiers explorés que les derniers. Au fond d’un couloir circulaire à l’étage autour du dôme, nous nous sommes retrouvés nez à nez avec les parloirs, à s’imaginer le nombre de détenus et familles qui étaient passés par là, on ne pouvait traverser ces couloirs sans rien ressentir.

 Au détour d’un couloir, nous sommes tombés sur l’une des pièces les plus troublantes de cette bâtisse, on ne sait toujours pas à quoi elle a servi mais toutes les fenêtres étaient cassées, et des dizaines de cadavres de pigeons jonchaient le sol, et c’est bien la seule pièce qui était ainsi. Un escalier se trouvait au fond, une fois descendu, la même scène se représentait.

 Au fil du nombre incroyable de couloir, on a pu voir des pièces plus improbables les unes que les autres, entre ateliers de peinture, chambre de musculation, dépotoir à vieux coucou (vieille chambre à bas plafond qui renfermait des centaines d’utilitaires de bureautique), ateliers de menuiserie… Bien des pièces que l’on imagine pas voir dans une prison.

 Une fois dans le bâtiment administratif principal, trois étages de bureaux et locaux se présentaient à nous, sans grand intérêt à notre plus grand regret, mais un couloir a retenu notre attention; au bout de celui-ci se présentait une infime aile de cellule presque comme neuve (sauf une pièce au fond qui avait complètement cramé), presque aucun tag ni dégradation ne se distinguait, juste époustouflant vu l’état général de la prison. Au fond, une cour, surprenante par le petit trésor qu’elle renfermait, plusieurs fresque et peinture surement réalisées à l’époque par les détenus.

Une fois sortie de tout bâtiment, la cour et les allées à l’avant nous tendaient les bras, entre végétation et graffs époustouflants, l’entrée était là, figée dans le temps, ainsi que tout ce qu’elle contenait, entre bureau, et documents en tout genre. Mais ce ne fut pas si beau très longtemps, car à la vu qu’un cadavre de chat en décomposition (une chose qui me rend complètement malade…) enfin bref…

 Le reste de l’exploration se faisait par les ateliers des bâtiments externes et les tours de guet ouvertes. La première nous laissait une impression de vieillerie complète, et on se disait que même un gardien était mal ici au vu du sanitaire juste à deux mètres de son poste. Les ateliers, on les explorait sans grande surprise, car c’était une chose classique et qui nous faisais surtout paraître un champ de cachette couverte pour de l’airsoft. Au contraire de cela, la seconde tour de guet ouverte nous laissa une impression qui combla la fin de notre visite. Du haut de celle-ci, nous avions un panorama complet de la prison (la première photo) mais aussi de la région alentour (qui m’a d’ailleurs permis de découvrir au loin l’Usine du Brasier que je ne connaissais pas lors de la première visite de la prison), tout le système d’éclairage était intact et nous a permis de s’amuser vite fait avec (qui était complètement détruit à notre seconde exploration…).

La sortie se fit sans grande difficulté, juste le temps de faire quelques derniers clichés.

IMPRESSION

Le bâtiment possède et a une forme très classique pour une prison, on la retrouve à beaucoup d’endroits sur terre, mais l’intérieur (surtout au niveau du dôme) est très impressionnant, et c’est une fois entre le plafond et le toit qu’on se rend compte de toute la complexité de la structure.

Une des ailes de la prison nous présente une véritable galerie de Street art, ce qui nous permet de découvrir une nouvelle chose qu’on pas à chaque cellule, mais pas que, car partout dans ce bâtiment l’art y est présent.

 Enfin de tout, c’est un endroit, certes très stressant et horrifique à explorer, mais bien agréable, ça prend bien une journée entière si on prend son temps mais on en a faire. C’est bien dommage que la prison de femmes est inaccessible mais le fait est là, on s’imagine et découvre beaucoup de choses intéressantes dans celle explorée, que ce soit pour son histoire ou ses trouvailles. Une bonne exploration à rajouter aux autres..

© Les photos présentes dans cet article sont protégés par le droit d’auteur.

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